Célébration du 15ième anniversaire de L'Aquilon
Célébration du 15e anniversaire de L'Aquilon
Salutation aux bâtisseurs de la Commission scolaire francophone des TNO
Gala d'hiver de la Fédération Franco-TéNOise
Le 24 février 2001, Yellowknife
Coups de chapeau
par Fernand Denault président de la FFT
Mesdames et Messieurs les délégués à l'assemblée générale,
Monsieur le Ministre,
Chers invités,
Alain
Bessette, le directeur de L'Aquilon, me disait l'autre jour qu'un
quinzième anniversaire pour un journal franco-canadien, ça ne mérite
pas vraiment d'être célébré. Plusieurs autres journaux de l'archipel
francophone ont 20 ans, 30 ans de parution derrière eux. Quinze ans,
c'est jeune !
Quinze ans, c'est à peine 780 semaines! Bien sûr,
le journal n'était pas hebdomadaire à ses débuts, mais sortir un numéro
par semaine, avec de bons articles, des photographies éloquentes, et
une belle mise en page, c'est un défi continuel, une mission à court
terme, un geste sur lequel on est jugé impitoyablement, malade/pas
malade, avec ou sans personnel suffisant, avec ou sans annonces,
semaine après semaine.
Mon coup de chapeau, je l'adresse au
personnel de L'Aquilon, qui a su tenir le gouvernail durant ces quinze
ans, malgré tous les obstacles, les frustrations, l'ampleur de la
tâche. Chapeau à tous les journalistes qui y ont travaillé, chapeau à
tous les directeurs et à toutes les directrices qui se sont succédés,
chapeau à Alain Bessette.
Quinze ans c'est court, mais dix ans
de lutte, ça peut être long. C'est le temps qui a été nécessaire aux
francophones des Territoires du Nord-Ouest pour obtenir la pleine
gestion scolaire. Il en a fallu, des réunions, des lettres, des
manœuvres, pour en arriver là.
Après la tournée des "Grandes
retrouvailles", la fédération dépose en 1988 son rapport au
gouvernement territorial. Elle y revendique la mise sur pied à
Yellowknife d'un programme d'éducation en français langue première.
Douze mois jour pour jour après ce rapport, l'École Allain St-Cyr est
créée avec, en septembre 1989, dix élèves de la maternelle à la
deuxième année.
Au colloque en éducation organisé en octobre
1989 par la fédération, la communauté prend position en faveur de la
gestion scolaire. Les parents entreprennent alors un vigoureux combat
dans cette perspective. De concert avec la FFT ils activeront trois
fois leur cas en cour, en novembre 1990, en avril 1992, et en juillet
1993, avant d'obtenir, en février 1994, après quatre ans de discussions
souvent de mauvaise foi de la part du gouvernement, le deuxième niveau
de gestion scolaire, soit un conseil scolaire consultatif doté
néanmoins de quelques pouvoirs.
En juin 1995 la Loi sur
l'éducation est modifiée, non sans que l'association des parents et la
fédération aient mené une énergique campagne de lobbying. Désormais,
deux conseils scolaires peuvent demander au gouvernement d'instaurer
une commission scolaire de langue française. En novembre 1996 la
fédération tient un Sommet sur l'éducation en français aux Territoires
du Nord-Ouest, dont les retombées seront majeures puisque, peu après :
un programme de francisation est mis sur pied en 1997 à Hay River et à Fort Smith
un programme d'éducation en français langue première est instauré à Hay River en 1998
la construction d'une 'vraie' école homogène débute à Yellowknife en 1998 ; elle sera inaugurée le 27 février 2000
en 1999 il y a mise sur pied d'un Regroupement des parents francophones des Territoires du Nord-Ouest
la construction d'une école homogène débute à Iqaluit en 2000
un
conseil scolaire est créé à Hay River en 2000 également, et il
inaugurera probablement une école homogène en septembre prochain.
Après
le dépôt, le 13 mai 1999, d'une demande officielle par le Conseil
scolaire de Yellowknife pour la création d'une commission scolaire, la
Loi sur l'éducation est modifiée une fois de plus en décembre de la
même année, et la Commission scolaire francophone de division voit
enfin le jour le 6 novembre 2000, aboutissement de 10 ans de lutte.
Du
6 novembre au 24 février, il y a seize semaines. C'est trop court, bien
sûr, pour juger des impacts de la commission scolaire, pour évaluer le
travail des commissaires, pour mesurer la bonne foi des gouvernements.
C'est trop tôt pour s'assurer que la commission détient tous les
pouvoirs nécessaires, qu'elle dispose d'un budget adéquat, qu'elle est
vraiment territoriale. Reste que beaucoup aura été accompli jusqu'ici,
et que nous devons saluer ce soir ceux-là et celles-là qui ont été les
pionnières, les bâtisseurs de ce formidable instrument de développement
que peut devenir une commission scolaire.
Au niveau de l'Association des parents francophones de Yellowknife, il y a d'abord eu les présidences de :
Bernadette Leblanc-Fortier
Marie-Claire Leblanc
Sylvie Vincent
Nicole Wallbridge
Chantal Morneau
Michèle Martel
et actuellement, Laurent Morin
Au niveau du Conseil scolaire il y eut depuis 1994 les présidences de
Denis Milot
Nicole Chatel
Jean-François Pitre
Au
niveau du gouvernement territorial il faut souligner l'aide constante
et déterminante de Jean-Marie Mariez, un fonctionnaire franco-ténois du
ministère de l'Éducation, qui a su trouver le support et la force
d'assumer ses convictions.
Au niveau du gouvernement fédéral nous mentionnerons le support essentiel de Lise Picard et d'Hilaire Lemoine.
Je
m'en voudrais de passer sous silence le dévouement du personnel de
l'École Allain St-Cyr, les enseignantes et les enseignants, les
directrices et les directeurs, qui vivent au quotidien (et qui parfois
subissent) l'impact des luttes politiques ou administratives de la
communauté, tout en protégeant les élèves et en leur offrant, chaque
jour de la semaine et souvent de la fin de semaine, avec générosité, le
meilleur d'eux-mêmes.
En terminant, je lève mon chapeau à
l'homme qui a bâti la nouvelle école Allain St-Cyr, qui a contribué à
créer la commission scolaire, et qui s'active aujourd'hui à la mettre
en œuvre, Monsieur Jean-François Pitre.
Salutation aux bâtisseurs de la Commission scolaire francophone des TNO
Mesdames et Messieurs les délégués à l'assemblée générale,
Monsieur le Ministre,
Chers invités,
Alain
Bessette, le directeur de L'Aquilon, me disait l'autre jour qu'un
quinzième anniversaire pour un journal franco-canadien, ça ne mérite
pas vraiment d'être célébré. Plusieurs autres journaux de l'archipel
francophone ont 20 ans, 30 ans de parution derrière eux. Quinze ans,
c'est jeune !
Quinze ans, c'est à peine 780 semaines! Bien sûr,
le journal n'était pas hebdomadaire à ses débuts, mais sortir un numéro
par semaine, avec de bons articles, des photographies éloquentes, et
une belle mise en page, c'est un défi continuel, une mission à court
terme, un geste sur lequel on est jugé impitoyablement, malade/pas
malade, avec ou sans personnel suffisant, avec ou sans annonces,
semaine après semaine.
Mon coup de chapeau, je l'adresse au
personnel de L'Aquilon, qui a su tenir le gouvernail durant ces quinze
ans, malgré tous les obstacles, les frustrations, l'ampleur de la
tâche. Chapeau à tous les journalistes qui y ont travaillé, chapeau à
tous les directeurs et à toutes les directrices qui se sont succédés,
chapeau à Alain Bessette.
Quinze ans c'est court, mais dix ans
de lutte, ça peut être long. C'est le temps qui a été nécessaire aux
francophones des Territoires du Nord-Ouest pour obtenir la pleine
gestion scolaire. Il en a fallu, des réunions, des lettres, des
manœuvres, pour en arriver là.
Après la tournée des "Grandes
retrouvailles", la fédération dépose en 1988 son rapport au
gouvernement territorial. Elle y revendique la mise sur pied à
Yellowknife d'un programme d'éducation en français langue première.
Douze mois jour pour jour après ce rapport, l'École Allain St-Cyr est
créée avec, en septembre 1989, dix élèves de la maternelle à la
deuxième année.
Au colloque en éducation organisé en octobre
1989 par la fédération, la communauté prend position en faveur de la
gestion scolaire. Les parents entreprennent alors un vigoureux combat
dans cette perspective. De concert avec la FFT ils activeront trois
fois leur cas en cour, en novembre 1990, en avril 1992, et en juillet
1993, avant d'obtenir, en février 1994, après quatre ans de discussions
souvent de mauvaise foi de la part du gouvernement, le deuxième niveau
de gestion scolaire, soit un conseil scolaire consultatif doté
néanmoins de quelques pouvoirs.
En juin 1995 la Loi sur
l'éducation est modifiée, non sans que l'association des parents et la
fédération aient mené une énergique campagne de lobbying. Désormais,
deux conseils scolaires peuvent demander au gouvernement d'instaurer
une commission scolaire de langue française. En novembre 1996 la
fédération tient un Sommet sur l'éducation en français aux Territoires
du Nord-Ouest, dont les retombées seront majeures puisque, peu après :
conseil scolaire est créé à Hay River en 2000 également, et il
inaugurera probablement une école homogène en septembre prochain.
Après
le dépôt, le 13 mai 1999, d'une demande officielle par le Conseil
scolaire de Yellowknife pour la création d'une commission scolaire, la
Loi sur l'éducation est modifiée une fois de plus en décembre de la
même année, et la Commission scolaire francophone de division voit
enfin le jour le 6 novembre 2000, aboutissement de 10 ans de lutte.
Du
6 novembre au 24 février, il y a seize semaines. C'est trop court, bien
sûr, pour juger des impacts de la commission scolaire, pour évaluer le
travail des commissaires, pour mesurer la bonne foi des gouvernements.
C'est trop tôt pour s'assurer que la commission détient tous les
pouvoirs nécessaires, qu'elle dispose d'un budget adéquat, qu'elle est
vraiment territoriale. Reste que beaucoup aura été accompli jusqu'ici,
et que nous devons saluer ce soir ceux-là et celles-là qui ont été les
pionnières, les bâtisseurs de ce formidable instrument de développement
que peut devenir une commission scolaire.
Au niveau de l'Association des parents francophones de Yellowknife, il y a d'abord eu les présidences de :
Bernadette Leblanc-Fortier
Marie-Claire Leblanc
Sylvie Vincent
Nicole Wallbridge
Chantal Morneau
Michèle Martel
et actuellement, Laurent Morin
Au niveau du Conseil scolaire il y eut depuis 1994 les présidences de
Denis Milot
Nicole Chatel
Jean-François Pitre
Au
niveau du gouvernement territorial il faut souligner l'aide constante
et déterminante de Jean-Marie Mariez, un fonctionnaire franco-ténois du
ministère de l'Éducation, qui a su trouver le support et la force
d'assumer ses convictions.
Au niveau du gouvernement fédéral nous mentionnerons le support essentiel de Lise Picard et d'Hilaire Lemoine.
Je
m'en voudrais de passer sous silence le dévouement du personnel de
l'École Allain St-Cyr, les enseignantes et les enseignants, les
directrices et les directeurs, qui vivent au quotidien (et qui parfois
subissent) l'impact des luttes politiques ou administratives de la
communauté, tout en protégeant les élèves et en leur offrant, chaque
jour de la semaine et souvent de la fin de semaine, avec générosité, le
meilleur d'eux-mêmes.
En terminant, je lève mon chapeau à
l'homme qui a bâti la nouvelle école Allain St-Cyr, qui a contribué à
créer la commission scolaire, et qui s'active aujourd'hui à la mettre
en œuvre, Monsieur Jean-François Pitre.










